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  • Racines

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Elle a trois ans lorsque les idées politiques de ses parents les conduisent sur les routes de l’exil, fuyant la dictature militaire brésilienne. Elle découvre, absorbe et aime de nouvelles cultures, de nouveaux langages, de nouveaux horizons. Ses racines latines, profondément sud-américaines marqueront à toujours sa sensibilité. Chili, Pérou et Portugal sont les terres d’accueil de son enfance, et la poésie des Neruda, Violeta Parra, Chico Buarque ou Atahualpa Yupanqui imprègnent son univers.

Lors de la promulgation de la loi d’amnistie générale au Brésil, en 1980, la famille retrouve sa terre natale. Bïa y passe son adolescence et intègre l’Université de Sao Paulo à 18 ans, tentée par des études en journalisme. Un peu déçue par l’ambiance académique, elle prend une année sabbatique et met le cap vers l’Europe dont la culture la fascine, par opposition à l’influence trop pesante des États-Unis au sein de la vie sud-américaine. Ce séjour provisoire finit par se prolonger indéfiniment, et Bïa s’installe en France.

Après quelques années voyageuses durant lesquelles elle en profite pour s’imprégner profondément dans la culture francophone — langue, musique, littérature et mode de vie —, elle éprouve le désir de renouer avec la musique, passion de toujours, jamais concrétisée professionnellement, et se met au travail : écriture, recherche de répertoire et de partenaires.

  • Musique 1996-2004

Avec Dominique Bouzon, et Marion Campos, deux instrumentistes hors-pair, Bïa enregistre une maquette qui est envoyée à Pierre Barouh. Celui-ci, au sein de sa maison de disques SARAVAH, tisse depuis longtemps des liens solides entre musiques brésilienne et francophone.

 De cette rencontre fructueuse naît La Mémoire du Vent. Lancé en 1997, cet album récolte le Grand Prix de l’Académie Charles-Cros et recueille, en France, l’adhésion du public et de la critique. Plutôt francophone, elle y interprète avec une rare intensité les textes du jeune auteur-compositeur Jean Duino, ainsi que ses propres adaptations en français (approuvées et appréciées par l’auteur) du grand poète Chico Buarque, et n’hésite pas à chanter Brassens en espagnol.

photoEn 2000 arrive la deuxième récolte, l’album Sources. Bïa, au fil des tournées et des rencontres musicales, a mûri sa veine d’auteure et de compositrice et a aussi su toucher des auteurs et compositeurs qui ont livré à sa voix leurs textes et musiques. Sur des rythmes afro-brésiliens mêlés de samba, de bossa-nova et de ballades se marient les langues portugaise (du Brésil), espagnole, italienne, française (ses chansons Les Mûres sauvages et Sous le Vent du Monde) ou anglaise (clin d’œil à ses amours d’enfance, les Beatles, dans un collage de Golden Slumbers avec Ballade pour un Matin, de son autre auteur bien-aimé, Jacques Higelin). Cet album très acoustique laisse une large place à la virtuosité des instrumentistes qui y participent, et signe les retrouvailles de Bïa avec la forme brésilienne.

Elle multiplie les collaborations, enregistre la bande-annonce de film Hasard et Coïncidences de Claude Lelouch, adapte en portugais La Mer de Charles Trenet (sortie dans la compilation de Radio-Canada Les Refrains d’abord), ainsi que Jardin d’Hiver, interprété par Henri Salvador dans la version internationale de son nouvel album. Sollicitée par des artistes aussi différents que le groupe de musique électronique français Oscar ou le chanteur Yves Duteil, elle aime la musique au-delà de toute frontière et marie ses couleurs à l’occasion de ses spectacles à celles de Lilison di Kinara, Guinéen, ou d’Yves Desrosiers, Québécois, lors de ses passages au Québec.

À la suite d’un premier passage très remarqué aux Francofolies de Montréal en 1998, elle nous est revenue en novembre 1999 dans le cadre des Coups de cœur francophones. En 2000, elle récidivait avec une série de spectacles en salle dans diverses villes du Québec, tous à guichets fermés. Revenue début 2001 pour la bourse Rideau, elle décroche une tournée ROSEQ de 18 dates, parcourant le pays de Natashquan à Gaspé, du Lac-St-Jean aux Iles-de-la-Madeleine, passant par Montréal pour deux prestations au Festival International de Jazz de Montréal.

photoEn 2002, au Festival d’été de Québec, nous avons vu Bïa sous les traits de Mélisanda dans l'œuvre de théâtre musical Pelleas y Melisanda, un poème de Pablo Neruda mis en musique par Vicente Pradal et Frank Monbaylet. La même année, elle donne un bel exemple de sa polyvalence et de son adresse à manier les mots en réalisant la plupart des adaptations françaises des textes du poète russe Vladimir Vissotsky, brillamment mis en musique par Yves Desrosiers sur l’album de ce dernier, Volodia, lancé en août 2002. Une expérience intense.


Le 4 mars 2003, Bïa lance Carmin, un 3e album aux accents plus suaves que jamais. La chanteuse fait preuve une fois encore de sa formidable aisance à marier rythmes afro-brésiliens et sensualité latino avec poésie française ou sud-américaine. Elle signe la plupart des titres, écrivant le plus souvent en portugais, sa langue natale, mais aussi en français. Le loup, premier extrait de l’album, est présenté en version française et portugaise (Lobo).

photoCarmin, une réalisation d’Érik West-Millette et de Robson Galdino, a été enregistré de part et d’autre de l’Atlantique, entre Montréal et Paris. Parmi l’extraordinaire équipe de musiciens qui ont vogué aux côtés de Bïa, on retrouve la flûtiste virtuose et collaboratrice de longue date Dominique Bouzon, mais aussi plusieurs musiciens québécois, dont Francis Covan, Yves Desrosiers et même Pierre Flynn, qui fait vibrer son orgue Hammond sur Polvere di Gesso.

Avec Carmin, ce terme qui désigne la couleur rouge vif, voilà que s’ouvre un nouveau chapitre de l’histoire d’amour entre Bïa et le Québec.

Entre 2003 et 2004, Bïa donne plus d’une centaine de représentations du spectacle Carmin : Québec, France, Italie, Brésil, Hongrie, Belgique.
Elle participe à l’hommage à Jean Pierre Ferland, « Le Petit Roi », et signe « Que bom Você », adaptation en portugais de « Une Chance qu’on s’a ». L’album atteint et dépasse rapidement le disque d’or.
Un an plus tard, elle est invitée à rendre hommage à Beau Dommage, signant cette fois « Palmeira », version brésilienne de « Tous les Palmiers ». 

Coeur Vagabond (2005-2007)
Une idée qui couvait depuis longtemps finit par trouver son moment : la réalisation d’un album entièrement consacré au voyage, entre francophonie et Brésil, de chansons d’auteur, mais « version Bïa ».

Ainsi est né « Cœur Vagabond », un album où Bïa signe les adaptations en portugais de 7 chansons françaises, celle en français de 6 chansons brésiliennes, et une chanson originale nommée « Bilingue ».

Le choix des chansons se fait selon des coups de cœur, par jeu, par défi. Parfois, au fil du travail d’écriture, on découvre que la chanson élue n’est pas un original, comme « Quoi », de Gainsbourg, qui s’avère être la version d’une chanson italienne, ou « Tu veux ou tu n’ veux pas », de Zanini, qui se révèle être une adaptation d’une chanson… brésilienne de Wilson Simonal !

« Belle île en Mer », de Voulzy, qui parle de sa solitude semblable à une île, petit garçon antillais isolé en France, devient « Ilha do Mel », un voyage pour Bïa dans le temps de l’enfance et l’exil et la découverte que « notre vrai pays est celui où l’on est heureux », phrase de l’écrivain chilien Luis Sepùlveda que Bïa cite en sa version.
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« Foule Sentimentale » paraît avoir été faite sur mesure pour la langue et le peuple brésilien, et devient « Tão Sentimental », avec le soutien de la voix délicieuse de Marcio Faraco, auteur, compositeur et interprète brésilien dont un titre, « A Dor na Escala Richter », figure dans l’album en français : le magnifique « L’Échelle de la Douleur », tout en dépouillement.

« Jardim », version de « Jardin d’Hiver », avait été traduite à la demande de Henri Salvador, qui l’a enregistrée en 2002. Et, avec son partenaire Michel Modo, Salvador offre au projet « J’ai tant rêvé », qui devient un vrai samba romantique et tendre, « Como eu Sonhei ».

De Chico Buarque, auteur depuis toujours adoré par Bïa, elle adapte « Retrato em Branco e Preto », musique du grand Antonio Carlos (Tom) Jobim, qui se transforme en un poignant « Portrait en Noir & Blanc ». « Coração Vagabundo », une des premières chansons du génial Caetano Veloso, donne à l’album son nom français, « Cœur Vagabond ».

Les chansons choisies sont peut-être très connues en leur pays d’origine, mais pas forcément dans le pays « d’en face ». Le choix ne s’est pas vraiment porté sur des succès ayant traversé l’Atlantique, mais sur des mélodies et textes pouvant retrouver, en voyageant, leur intensité sous des couleurs nouvelles.

Avec la complicité renouvellée de Robson Galdino, et la présence de musiciens brésiliens et français, ce recueil de chansons dénudées puis rhabillées d’une couleur d’outre-atlantique représente pour Bïa une parenthèse entre deux albums de composition, un témoignage de son amour des mots et des langues, un hommage à ses deux cultures, brésilienne et francophone, mais surtout à leur rencontre.

« A Má Reputação », version brésilienne de « La Mauvaise Réputation » de Brassens, est ici réalisé par Erik West-Millette, tissant un lien entre l’album précédent, « Carmin » (co-réalisé par celui-ci et Robson Galdino), et l’album de compositions à venir.

  • Maintenant (2008)

 
photoAprès deux ans de tournée "Coeur Vagabond" qui l'ont amenée dans bien des coins du monde (France, Québec, Italie, Brésil, Belgique, Allemagne, Macédoine, Hongrie, Kosovo, Moldavie, Turquie), Bïa se pose à Montréal pour l'enregistrement de NOCTURNO.

À partir de mai 2007, avec Erik West Millette à la réalisation, voient le jour 15 chansons dont 14 compositions originales, un tableau nocturne très personnel, un "voyage au bout de la nuit éclairé par la pleine lune". (lire son commentaire personnel sur la page d'ouverture du site) BILLET BIA

 

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QUELQUES MOTS DE VOUS

Luis Oliva: Bonjour Bïa,
J'étais au spectacle au club soda au mois de novembre, et je dois dire que j'ai.  .  .  comment dire.  .  .  j'ai complètement capoté!
Merci pour ce beau voyage!

Bia, quelques mots pour vous remercier de la superbe soirée passée en votre compagnie, vendredi soir dernier à St-Jean-sur-Richelieu. Merci pour cette douce folie, pour ces si belles chansons qui me font verser une larme à chaque fois, pour ces moments de bonheur (qui passent trop vite!), pour la gaieté et les émotions, pour les paroles touchantes, pour la musique envoûtante. C'était la quatrième fois qu'on vous voyait en spectacle. On a déjà hâtes à la prochaine fois!
 
Caroline et Jean
 
PS: "Merci pour Une chance qu'on s'a....", vraiment très apprécié!

Parabens pelo maravilhoso show!!!!
Foi realmente otimo! Suas musicas sao lindas, musicos otimos, e talentosos. Voce eh uma grande cantora!
Ficamos aguardando outro show em breve.
Um grande abraco
Julia Souhami

Magnifique....je n ai rien d autre a dire..........
Fabrice Laurent

"Bonjour Bia!  Merci encore à toi et tes musiciens pour hier soir! Vous êtes merveilleux, au plaisir de se revoir....
Chantal Mathen

J'allais vous écrire aujourd'hui même pour vous dire combien votre prestation de dimanche soir a réjoui nos coeurs. Vous avez une présence extraordinaire, vous communiquez tout naturellement avec les spectateurs, et votre répertoire est d'une qualité rare, marqué au coin de l'exigence et de la beauté musicale. Et vous avez des musiciens qui sont dignes de travailler avec vous. Enfin, quelle belle sensualité dans votre voix et votre gestuelle!
Gaëtan Clément

Nocturno

Album "Nocturno" (2008)

Bia - NocturnoUn nouvel album voit le jour !!!
Il s'appelle NOCTURNO.
La réalisation est signée Erik West-Millette

 
Ecoutez l'album...

Coeur vagabond

Album "Coeur vagabond" (2006)

Bia - Coeur vagabond> Prix de l'Adisq (Félix) 2006 Meilleur Album Musique du Monde
> Nominé aux Juno Awards 2007 Best WorldMusic Album

 
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Carmin

Album "Carmin" (2003)

Bia - CarminExplosion de vie, pure énergie vitale qui traverse des siècles de culture et musiques, cet album sensuel à l’émouvant métissage est parfaitement abouti..

 
Ecoutez des extraits...

Sources

Album "Sources" (2001)

Bia - SourcesEntourée de musiciens inspirés , Bïa nous offre ici un album vraiment personnel et maîtrisé qui fait resurgir toute la richesse de sa voix chaude au travers de rythmes brésiliens...

 
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La mémoire du vent

La mémoire du vent (1997)

Bia - Memoire du ventGrand Prix du Disque de l'Académie Charles Cros (1997)

 

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